Aider les jeunes 2SLGBTQI et les personnes qui les aiment à acquérir des compétences et des connaissances en matière de prévention de la violence fondée sur le genre.
Aperçu du projet
Le projet était une collaboration entre Egale Canada, le Planned Parenthood Newfoundland and Labrador Sexual Health Centre, le Labrador Friendship Centre, le Mokami Status of Women Council et Crow Kinship Consulting. Au moyen d’entrevues et de sondages, le projet visait à mieux comprendre l’état de l’éducation sur la violence fondée sur le genre — en particulier l’éducation sur les relations saines — dans la province de Terre-Neuve, ainsi que la relation entre cette éducation et la prévention de la violence fondée sur le genre.
Partenaires du projet



Les hauts et les bas de la recherche-action participative
Le présent document se penche sur les hauts (c’est-à-dire les possibilités et les éléments ayant facilité notre travail) et les bas (c’est-à-dire les obstacles et les défis) durant les 19 mois de notre projet de recherche-action participative (RAP) Donner aux spécialistes de l’éducation et aux pair·es les outils nécessaires pour réduire la violence fondée sur le genre subie par les jeunes 2SLGBTQI à Terre-Neuve-et-Labrador. Le présent document vise à fournir aux chercheur·euses, aux organismes sans but lucratif et communautaires ainsi qu’aux membres de la collectivité des renseignements sur les facteurs qui peuvent aider ou entraver les efforts visant à mener des recherches communautaires en collaboration
Perspectives des participant·es
Voici quelques points de vue que nous avons recueillis de la part de spécialistes de l’éducation et de jeunes 2SLGBTQI de T.-N.-L. qui ont participé à notre projet de recherche
Problèmes auxquels font face les jeunes 2SLGBTQI à T.-N.-L.
Problèmes auxquels font face les spécialistes de l’éducation
Problèmes auxquels font face les parents
« J’ai visité plusieurs écoles, publiques et privées, et c’est comme si chacune d’entre elles avait sa propre hiérarchie. Parfois, la personne responsable de la direction ne prend même pas la chose au sérieux, elle joue simplement avec son stylo et dit : “Eh bien, c’est comme ça que sont les choses.” Et lorsque la famille d’un·e élève découvre que cet·te élève est queer, elle peut tout simplement sortir son enfant de l’école. C’est très clair : la sécurité n’est pas quelque chose sur quoi nous pouvons compter à la maison ou à l’école. Et puis on enseigne les questions de la violence et de l’histoire comme si tout était dans le passé, comme si c’était fini. Mais ce n’est pas fini. Cela nous arrive encore, ça arrive en ce moment. »
« En tant qu’enseignant·e queer, j’ai fait l’objet de fausses accusations de la part de parents, simplement en raison de qui je suis. C’est terrifiant. J’ai dû réduire ce que j’enseignais — pas de questions sur les relations saines, pas de discussions quant au genre — parce que je savais que certains parents surveillaient tout ce que je disais pour le déformer. Cette crainte d’être ciblé·e m’a empêché·e de donner aux élèves l’éducation méritée. Je m’en suis tenu·e au programme. Seulement la science. Rien d’autre. »
« Lorsque mon enfant a changé ses pronoms, l’enseignante m’a envoyé·e un courriel pour me demander si j’étais d’accord. Je sais qu’elle me considérait comme un parent sécuritaire, mais ce n’était quand même pas la bonne chose à faire : cela aurait pu mettre mon enfant en danger si je ne l’avais pas appuyé·e. Il y a tellement de confusion à l’heure actuelle au sujet de ce que les enseignant·es sont autorisé·es à faire, surtout si d’autres provinces modifient leurs règles. Nous avons besoin de directives claires et accessibles sur la façon d’aider les élèves sans les mettre à risque en divulguant trop tôt leur identité réelle. Il ne faut pas s’en tenir à des suppositions. Nous avons besoin d’un guide très simple répondant à la question : que dois-je faire si mon enfant, mon élève, demande à changer ses pronoms ? »
Que pouvez-vous faire ? Consultez les sommaire des ressources ci-dessous.
Sommaire des ressources
Ces sommaire des ressources proposent différents outils et aides pour prévenir et contrer la violence fondée sur le genre.
Galerie
L’œuvre d’art présentée dans ce document a été créée par des jeunes 2SLGBTQI âgé·es de 13 à 20 ans qui résident à Happy Valley-Goose Bay et à St. Johns. L’œuvre montre comment ces jeunes imaginent à quoi ressemble un monde plus sécuritaire sans violence fondée sur le genre.
Cette étude a été financée par Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC).
